• Trouble de personnalité limite : 2ième partie du témoignage de SunnySoleil

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p><o:p> </o:p>Témoignage de Sunny Soleil, partie 2 (veuillez lire la première partie, publiée plus bas, le 14 octobre)
    <o:p> </o:p>

    La première partie de mon témoignage s'est terminée sur mon hospitalisation à l'hôpital psychiatrique. J'aimerais donc poursuivre avec les effets de ma médication et mon évolution.

    Les médicaments que je prends depuis près de 14 ans, me conviennent bien : mes principaux symptômes ne réapparaissent que lorsque je suis très malade pendant longtemps ou très fatiguée ou...que je vis des événements réellement stressants. Vous-mêmes qui me lisez, êtes moins patients et avez l'esprit moins vif lorsque vous avez une grippe. Je précise que mes symptômes reviennent quelques jours par an, pour un total de 2 mois environ sur toute une année, et de façon légère. Il m'arrive de réagir exagérément à un événement lorsque je suis grippée, par exemple, les choses m'apparaissant alors sous un angle plus dramatique et pas nécessairement logique ! Très consciente de ce fait, je m'auto observe, ce qui m'empêche de m'enfoncer. Je suis également très ouverte à recevoir les observations et l'aide de mon entourage.

    J'ai 46 ans. Plus j'avance en âge et plus les effets secondaires de ma médication psychiatrique s'intensifient. La sécheresse de la peau et des muqueuses, et mon corps jadis si maigre, à présent garni d'un petit bedon, en témoignent. Le manque de salive occasionné par ma médication psychiatrique m'amène à m'étouffer avec ma nourriture et mes pilules, et fait de moi la proie des bactéries et virus voyageurs...tentés de faire halte dans ma gorge ! Il faut se souvenir que la salive est un antiseptique naturel... Je fais donc involontairement collection de maux de gorges qui tournent en sinusites et compagnie ! Sois dit entre nous, je préfèrerais les timbres !

    J'affronte un autre problème tout aussi dérangeant. Pour faire court, disons que ma médication entrave le mécanisme de régulation de la température intégré à chaque organisme : mon ventilateur interne est donc défectueux ; je risque la surchauffe. L'été, dès que commencent les chaleurs, j'éprouve des étourdissements, de la confusion, des nausées, de la faiblesse et quelques autres symptômes. Bref ! Je me sens saoule, sans avoir rien bu ! Économique, n'est-ce pas ! Je ne songe cependant pas à abandonner ma médication, peu désireuse que je le sois de voir réapparaître « l'ancienne Sunny ». En fait, le psy et moi avons rassemblé les morceaux du beau casse-tête me représentant, mais une pièce étant demeurée introuvable, nous avons dû la remplacer par de la médication, d'où la nécessité de celle-ci...

    J'aimerais revenir à la période que je qualifie de trou noir. Pendant cette période, j'ai eu énormément de soutien d'une amie : elle m'a accompagnée lors de mon entrée à l'hôpital psychiatrique et m'a régulièrement rendu visite tout au long de mes 15 jours d'hospitalisation. Elle a été là dans les bons et mauvais jours et...elle est toujours là, même si des kilomètres nous séparent à présent. C'est mon premier tuteur de résilience, la mère que mon cœur a adoptée.

    Je tiens à souligner l'appui que j'ai reçu de plusieurs professionnels. Je pense ici tout particulièrement à une travailleuse sociale (Danièle) et à un certain éducateur spécialisé (Danny). J'ignore d'ailleurs ce que je serais devenue sans ces intervenants. Ils m'ont aidée et soutenue de plus d'une façon. J'ai, entre autres, pu reprendre mon fils et l'éduquer seule (au plus fort de ma maladie, j'avais dû me résoudre à le placer).

    Il y a quelques années, plusieurs intervenants en santé mentale gravitant autour de mon fils et moi affirmaient catégoriquement que mon fils était un cas d'adoption, que je n'arriverais jamais à m'en occuper, que j'étais en quelque sorte « finie ». Mon psy s'est avoué étonné de mes progrès, lesquels ont largement dépassé ses attentes.

    Aujourd'hui, je peux vous affirmer que j'ai dépassé toutes mes espérances personnelles et que j'ai fait mentir ces prophètes de malheur. En effet, contre toute attente, j'ai repris et éduqué avec succès mon fils, en plus de travailler 20hres/sem à Mil-Metiers et de donner des conférences sur le trouble de personnalité limite. Mes relations amicales durent (ce qui n'est, en général, pas le cas des personnes atteintes de ce trouble lorsqu'elles n'ont pas été traitées). Je précise ici que selon les dires de certains, une personne borderline n'est pas sensée être en mesure de suffisamment maîtriser ses émotions et son stress pour donner des conférences, ce que je fais pourtant ! De plus, je n'ai été hospitalisée qu'une seule fois, alors qu'on dit des borderlines qu'ils sont sujets aux hospitalisations multiples. Comme quoi le sort des gens n'est pas coulé dans le béton !

     

    Troisième et dernière partie bientôt!

    SunnySoleil

    Rédactrice-conceptrice


  • Commentaires

    1
    lune
    Jeudi 16 Octobre 2008 à 17:44
    conférence
    Je trouve ta conférence très intéressante car elle peut nous aider à passer au travers des moments plus noir que nous vivons à cause de notre maladie mentale.
    2
    SUNSET
    Mardi 27 Janvier 2009 à 01:32
    MERCI
    LA VIE TROUVE TOUJOUR SONT CHEMIN...
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