• Trouble de personnalité limite : Témoignage de SunnySoleil

    Témoignage de Sunny Soleil, première partie.<?xml:namespace prefix = o />

    Hello tout le monde ! Oui, c'est bien moi, la rédactrice de ce blogue qui vient témoigner   aujourd'hui. En effet, à  l'âge de 32 ans, on m'a diagnostiqué une dépression majeure et un trouble de personnalité limite, aussi appelé personnalité borderline (je parlerai ici du trouble de personnalité limite uniquement).

    La dépression a débuté lorsque je me suis séparée, à l'âge de 29 ans, mais plus précisément quand je me suis débarrassée de la bouteille pour laquelle j'avais un léger penchant ; c'était un beau « plasteur » sur mon âme souffrante.

    Les symptômes du trouble de personnalité limite, quant à eux, ont discrètement fait leur apparition vers la fin de mon adolescence, pour attendre un pic vers mes trente deux ans. Mon humeur, mes pensées, mes projets, mes émotions ainsi que mes sentiments envers mon entourage, et mon niveau d'énergie, variaient constamment et ce, dans une même journée. J'éprouvais de l'angoisse sévère, de l'agressivité, de la fatigue extrême. Constamment malade (maladies psychosomatiques), fatiguée, j'étais d'une maigreur incroyable même si je mangeais bien. J'avais l'estime de soi dans le sous-sol et mes émotions s'exprimaient avec démesure. Le caractéristique sentiment de vide du borderline (creux au cœur, l'impression de ne plus aimer rien ni personne et de ne plus avoir de sentiments)  meublait mon existence en permanence.

    J'aimerais revenir un peu sur ma jeunesse, afin d'apporter certaines précisions... À l'école, ma maigreur extrême ainsi que mon attitude effacée et tendue attiraient sur moi une attention malsaine que je qualifierais d'ostracisme. Je précise que je mangeais énormément. Je dépensais les calories ingurgitées en nervosité. Le stress incontrôlé est un des symptômes du trouble de personnalité limite.

    Je peux cependant affirmer que ma famille a toujours très bien composé avec ma maladie mentale : " Il n'y a pas de problème, tant qu'on n'en parle pas !!!" J'étais la fille bizarre, l'étrange de la famille, de l'aveu même d'une de mes sœurs, dont je me suis rapprochée. Remarquez que c'est ainsi dans plus d'une famille !

    Parlant de symptômes... J'ai entrepris une thérapie en externe vers l'âge de 32 ans, question de m'en débarasser ; elle devait durer 3 ans. Le psychiatre m'a naturellement offert une médication...que j'ai tout aussi naturellement refusée par crainte de me droguer, de « changer » ! Cependant, au bout de 6 mois de thérapie à froid, j'ai (finalement !) accepté la médication prescrite par le psychiatre, soit un anti-dépresseur, un stabilisateur d'humeur et un anxiolytique. C'est à ce moment que mon état a commencé à s'améliorer...

    Au début de la thérapie, j'ai dû être hospitalisée à Roland Saucier 15 jours afin d'ajuster cette médication, d'importants effets indésirables m'ayant contrainte à changer 5 fois d'antidépresseur en quelques semaines à peine. Tout le monde n'a pas une intolérance aussi marquée à la médication, heureusement ! Quant à l'hospitalisation elle-même, elle m'a été très pénible : je me retrouvais dans un univers inconnu, avec d'autres patients dont je ne comprenais absolument pas le comportement. Je redoutais les accès de violence de certains malades. Me sentant en prison, je craignais qu'on ne me laisse jamais sortir. J'étais très effrayée...

    Heureusement, mon histoire finit bien. Mais vous n'en connaîtrez pas la fin aujourd'hui ! Surveillez la publication de la partie 2 et 3, lesquelles apparaîtront au-dessus de celle-ci.

    SunnySoleil

    Rédactrice-conceptrice


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :